Les associations LGBT suisses contestent en justice l’annulation de 42 plaintes

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Les associations LGBT suisses contestent en justice l’annulation de 42 plaintes

Photo d'un camp nazi

Les jeunes homophobes sont-ils trop jeunes pour savoir que les « Triangles roses » furent victimes de la Gestapo et des nazis ? © Photoxpress.com / Sam Smith.

(Blogmensgo, 29 octobre 2009) Les 42 plaignants dont la plainte contre des propos homophobes avait été classée sans suite le 14 octobre 2009 par un juge suisse ont déposé, le 26 octobre, un recours au pénal contre cette décision. Les plaignants, qui représentent l’ensemble des associations LGBT suisses, contestent une décision du juge d’instruction du Valais central leur refusant le droit de demander réparation pour des propos homophobes tenus par des dirigeants politiques des Jeunes UDC du Valais romand.
[Cf. nos articles du 16 octobre (classement sans suite) et du 16 juillet 2009 (origine de la plainte).]

Dans un communiqué commun, les associations faîtières gay Pink Cross et lesbienne Los motivent le recours devant la chambre pénale du tribunal cantonal valaisan par « les nombreuses attaques, toujours plus violentes, que les plaignants ont eu à subir depuis le 15 juillet 2009 de la part des personnes mises en cause ». Avant et après le verdict du 14 octobre, les personnes poursuivies en justice ont donné libre cours à des propos d’une extrême virulence.

Plusieurs personnes mises en cause ont notamment stigmatisé les « pratiques gestapistes » du « lobby khmer rose ». Les quolibets les plus véniels comme les propos les plus graves, souligne le communiqué, « cherchent à montrer que les personnes homosexuelles n’ont pas la qualité d’êtres humains et que l’on peut en conséquence impunément en faire l’objet d’une très violente discrimination ». C’est pourquoi les plaignants veulent « au moins bénéficier de la protection générale du droit pénal en matière d’atteintes à l’honneur ».

Commentaire. Cette affaire présente quelques lointaines similitudes avec un procès qui fit grand bruit en France. Le dirigeant d’un parti d’extrême droite y fut condamné pour avoir fait un calembour associant le patronyme d’un ministre en exercice et les chambres à gaz des camps nazis.
Le dirigeant français plaida qu’il avait juste voulu faire un peu d’humour comme cela se pratique souvent en fin de banquet. Nul doute que les auteurs de propos homophobes en Suisse invoqueront eux aussi un droit à l’humour. Où l’on voit l’éventuelle utilité de faire un parallèle entre les deux affaires, malgré les dissemblances des systèmes judiciaires suisse et français.

Philca / MensGo
(via communiqué du 28 octobre 2009, reçu par courriel)

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