L’Onusida redoute les effets de la crise mondiale sur l’accès aux soins

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L’Onusida redoute les effets de la crise mondiale sur l’accès aux soins

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La crise est là, il faut donc AUGMENTER les financements et la vigilance. © Onusida.

(Blogmensgo, 7 juillet 2009) « Les près de 4 millions de personnes vivant avec le VIH sous traitement et les 7 millions de personnes ayant besoin d’un traitement mais ne pouvant avoir accès à celui-ci » [dans 71 pays sondés] ont-elles quelque chose à craindre de la crise économique mondiale ? Oui, estime en substance un rapport conjoint de la Banque mondiale et de l’Onusida, rendu public le 6 juillet 2009.

Le rapport (téléchargeable en PDF) étudie les effets potentiels de la crise sur la prévention du VIH/sida et sur l’accès aux soins, à partir de chiffres recueillis en mars 2009 dans 71 pays. La crise affecte déjà les programmes de santé dans 11 % des pays sondés et risque de faire bientôt sentir ses effets négatifs dans 31 % autres pays, tandis que dans une proportion identique de pays (30 %) on ignore quel impact la crise aura sur les traitements. L’Afrique subsaharienne, l’Europe centrale et orientale et les Caraïbes sont des zones « particulièrement vulnérables », souligne le rapport.

L’impact sur les programmes sanitaires peut avoir plusieurs causes cumulables, en particulier la diminution de l’aide étrangère et la baisse des revenus des ménages. Dans tous les cas, les conséquences potentielles à moyen ou long terme sont dévastatrices : « hausse de la mortalité et de la morbidité, augmentation des risques de transmission, hausse des coûts financiers sur le long terme et alourdissement de la charge pesant sur les systèmes de santé dans la mesure où un nombre croissant de malades envahit les hôpitaux publics ».

Ce sont les efforts en direction des populations les plus exposées (gays, travailleurs du sexe et toxicomanes) qui risquent d’être sacrifiés en premier, car ces populations n’ont pas le même poids politique que les autres. « Réagir aux pressions budgétaires en réduisant les dépenses de lutte contre le VIH annihilera les progrès récemment enregistrés et nécessitera des initiatives compensatoires onéreuses sur le long terme », soulignent pourtant les auteurs du rapport. Ces populations à risque concernent surtout 34 pays, mais 75 % des séropositifs.

Pour en savoir plus : Crise économique mondiale et programmes de prévention et de traitement du VIH : vulnérabilité, impact (en PDF). Disponible aussi en version anglaise.

Philca / MensGo
(via Le Figaro du 6 juillet 2009)

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