Archives pour juillet 2009

(Blogmensgo, 30 juillet 2009) Le Sénat des États-Unis va examiner, à l’automne 2009, la loi autorisant l’US Army à limoger tout militaire qui dévoilerait son homosexualité. Surnommée « Don’t ask, don’t tell » (ne rien demander, ne rien dire), cette loi en vigueur depuis 1993 a servi de prétexte pour virer 13 000 gays ou lesbiennes de l’armée américaine.

Photo de Kirsten Gillibrand (à gauche)

La sénatrice Kirsten Gillibrand (à g.) se bat pour une armée gay-friendly. © Gillibrand.senate.gov.

Depuis l’intronisation de Barack Obama et malgré sa promesse électorale d’abroger cette loi, 265 militaires ont été remerciés par l’US Army pour le simple fait qu’elle a appris leur homosexualité.

C’est la commission sénatoriale des Forces armées qui examinera la loi « Don’t ask, don’t tell » et son éventuelle abrogation. Le sénateur Levin, qui préside cette commission sénatoriale, a finalement entendu le plaidoyer de la sénatrice Kirsten Gillibrand visant à en finir avec « cette injustice » qui entache la carrière de « milliers d’hommes et de femmes courageux et innocents ».

La sénatrice de l’État de New York signale que 69 % des Américains interrogés en mai 2009 par l’institut Gallup se disent favorable au fait que des personnes ouvertement gay ou lesbiennes travaillent au sein de l’armée.

Philca / MensGo
(via Ria Novosti du 28 juillet 2009)

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Photo de Ian Livingston

Ian Livingston, patron de BT Group : « Yes we can (be gay-friendly) ». © BT Group.

(Blogmensgo, 29 juillet 2009) En marge de son congrès annuel à Copenhague, la Chambre de commerce internationale gay et lesbienne (IGLCC) a désigné, le 28 juillet 2009, le britannique BT Group (groupe British Telecom) comme entreprise le plus soucieuse de diversité et d’intégration des minorités, et notamment des minorités LGBT. Les américains IBM et The Dow Chemical Company ont, quant à eux, obtenu un accessit.

Cet indice 2009 de l’égalité de traitement entrepreneurial (International Business Equality Index 2009) vise à récompenser les entreprises les plus impliquées en matière d’orientation sexuelle et de genre (60 % de la note finale), de diversité et d’intégration des minorités (20 %), d’investissement marketing et communautaire (15 %) et de diversité chez les fournisseurs (5 %). Résultats téléchargeables en PDF.
Seules 15 multinationales revendiquant un total de 1,7 million de salariés participaient, via un questionnaire administré, à l’édition 2009. Soit un panel largement anglophone, limité à l’Europe de l’Ouest et à l’Amérique du Nord : AMR (maison mère d’American Airlines), BT Group, Cisco, IMB, ING, Intel, KPMG, Kraft Foods, Merck, Novartis, Philips, SAP, The Dow Chemical Company, TNT et UBS.

Le secrétaire général de l’IGLCC, Pascal Lépine, salue « toutes les entreprises participantes pour leur courage et l’exemple qu’elles offrent aux autres entreprises ». Ian Livingston, président-directeur général de BT, a déclaré que mettre en œuvre « la politique et les usages qui s’imposent pour soutenir la communauté LGBT est indispensable à notre succès ». Il est vrai que BT – dont le logo est visiblement d’inspiration LGBT, comme l’atteste la photo ci-dessus – a créé un poste de « Senior Champion for Sexual Orientation » (inutile de traduire), poste qu’occupe Anne Heal.

Pascal Lépine ne se fait toutefois guère d’illusions. « L’atteinte de la pleine équité prendra encore des années voire des décennies », résume-t-il. Les points noirs demeurent nombreux, même parmi les 15 entreprises du panel. La moitié de ces multinationales n’ont nommé aucun responsable de la diversité et de l’intégration, en particulier LGBT. Les cadres ouvertement gay ou lesbiennes sont très rares dans ces multinationales qui, aussi gay-friendly soient-elles, rechignent à communiquer sur des thématiques ou dans des médias LGBT. Et rares sont celles qui consentent à venir en aide à des organisations LGBT locales.

Philca / MensGo
(via Datanews du 29 juillet 2009)

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(Blogmensgo, 28 juillet 2009) La revue française Informations sociales de juillet-août 2009 (sommaire) évoque, sous la plume de Martine Gross, la vie quotidienne des couples homosexuels ayant des enfants. L’article, intitulé « Les familles homoparentales : entre conformité et innovations », montre les nombreuses similitudes et les quelques dissemblances entre familles classiques et familles homoparentales.

Photo de couple lesbien

Maman et maman sont en train de prendre un bain… © Photoxpress.com / MAXFX.

Martine Gross note que « la répartition des tâches domestiques et éducatives est beaucoup plus égalitaire dans les familles homoparentales, et en particulier lesbiennes, que dans les familles hétéroparentales ». L’auteure constate toutefois que « les mères biologiques semblent prendre davantage en charge » les soins aux enfants que leurs partenaires.

Pour le reste, la sexualité des parents n’influe guère sur le comportement familial. Ainsi, les familles homoparentales « transmettent les mêmes valeurs et reproduisent les mêmes comportements » que les autres en matière éducative, explique l’auteure. Même chose en ce qui concerne la religion, « malgré la condamnation de l’homosexualité maintes fois exprimée par les institutions religieuses ».

La Caisse française d’allocations familiales (Cnaf), qui édite cette revue, coorganisera par ailleurs un colloque sur ce même sujet, le 13 octobre 2009, à Paris. L’événement aura pour thème « Les transformations de la conjugalité : configurations et parcours ».

Dommage que ce numéro d’Informations sociales ne soit pas encore disponible en ligne, contrairement aux précédents numéros. Plusieurs anciennes livraisons étudient de près certaines thématiques relatives à l’homosexualité. C’est par exemple le cas du numéro d’octobre-novembre 2008, où deux articles évoquent respectivement les couples homosexuels et le mariage gay. Ces articles peuvent être consultés en ligne ou téléchargés en PDF.

Philca / MensGo
(via Calenda du 20 juillet [colloque], Cyberpresse.ca du 23 juillet et Lepoint.fr du 24 juillet 2009)

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Livres - Psychiatrie et homosexualité

Pendant longtemps, on crut les gays plus fous que les psychiatres… © Presses-ufc.univ-fcomte.fr.

(Blogmensgo, 24 juillet 2009) Les Presses universitaires de Franche-Comté ont publié, en juin 2009, un livre du médecin, psychiatre et psychothérapeute Malick Briki intitulé Psychiatrie et homosexualité. Le sous-titre en annonce partiellement le contenu : « Lectures médicales et juridiques de l’homosexualité dans les sociétés occidentales de 1850 à nos jours ».

L’auteur relate comment le corps médical (médecins et psychiatres), le personnel politique et la société ont forgé le concept d’homosexualité, puis l’ont érigé en maladie mentale avant d’entamer le processus inverse d’une « normalisation » contre laquelle se dressent de vigoureuses poches de résistance. Le propos de Malick Briki adopte une perspective multidisciplinaire à dominante historique et médico-psychologique, comme l’atteste la table des matières (en PDF).

Le prix public de l’ouvrage (22 euros) semble très raisonnable eu égard à la grande spécialisation de son contenu. L’initiative méritait d’être saluée. C’est maintenant chose faite.

Psychiatrie et homosexualité. Lectures médicales et juridiques de l’homosexualité dans les sociétés occidentales de 1850 à nos jours, par Malick Briki. Presses universitaires de Franche-Comté (France), juin 2009, 232 pages, 22 euros.

Philca / MensGo

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(Blogmensgo, 23 juillet 2009) Le service français de rencontres « restauratives » youNco lance, à l’occasion de son premier anniversaire, une série de nouveautés visant à satisfaire le plus grand nombre d’adeptes. Pour mémoire, la déclinaison gay de youNco existe depuis la mi-décembre 2008.

Affiche youNco

Contrairement à ce que suggère l'affiche, youNco n'offre ni bocal ni poisson… © youNco.com.

On avait résumé le concept youNco dans cet article du 14 janvier 2009. L’idée consiste avec faire dîner ensemble six hétéros ou quatre à six gays appartenant à la même tranche d’âge. Le principe est tout aussi simple : quelqu’un propose une ville et une date, puis youNco se charge de rameuter des participants au lieu et à l’heure souhaités. Chaque convive paye lui-même son repas et verse un forfait de 5 euros à youNco. Lire notre précédent article pour plus de détails.

Les trois principales innovations que propose désormais youNco sont d’ordre chronologique, géographique et télématique. La soirée du dimanche s’ajoute dès maintenant à celles du vendredi et du samedi. Le nombre de villes françaises où l’on peut écluser un gorgeon et tailler une bavette – j’utilise ces expressions familières à dessein, histoire de vérifier les dégâts sur Google Traduction – a doublé, passant de quarante-six à quatre-vingt-onze. Mieux encore, les rencontres restauratives de youNco viennent de franchir les frontières de l’Hexagone pour essaimer en Belgique, en Suisse (Claude-André, je te suggère de commenter ci-dessous la chose après l’avoir testée) et au Luxembourg. Enfin, les adeptes ne payent que lorsqu’ils participent effectivement à un repas et ne sont plus contraints de régler à l’avance.

Cette dernière innovation devrait éviter toute déconvenue aux gays qui cherchent à faire une bouffe sympa et ne trouvent personne. Il semble en effet que youNco soit plus connu chez les hétéros que chez les gays, si l’on en juge par les efforts désespérés de notre lecteur Patritoph pour « recruter » des convives à Lille. Rappelons que Patritoph cherche à lier connaissance autour d’une bonne table le samedi 12 septembre 2009 à Lille.

On suggère à chacun d’en faire autant ; il suffit pour cela d’indiquer son âge, de proposer un lieu et une date en postant un commentaire ci-dessous, puis de s’inscrire sur le service youNco (ou inversement). Claude-André, tu proposes quelque chose à Lausanne ?

Philca / MensGo
(via courriel de youNco reçu le 22 juillet 2009)

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