(Blogmensgo, 12 mai 2009) Le ministère botswanais de la Santé a annoncé, le 7 mai 2009, qu’il allait faire circoncire 460 000 hommes sur cinq ans, soit 80 % de la population masculine, afin de lutter contre la propagation du VIH/sida. En 2008, le taux d’infection au VIH était de 24 % en moyenne dans ce pays d’Afrique australe, avec un pic à 40,6 % chez les 40-44 ans (cf. statistiques détaillées).

Au Botswana, la circoncision ne concerne pas encore les impalas. © Botswanatourism.co.bw.
Une cinquantaine d’agents hospitaliers, dont 27 médecins, ont été spécialement formés à la pratique des circoncisions chirurgicales dans l’ensemble de ce pays un peu plus étendu que la France. Une vaste campagne de spots audiovisuels accompagne ce programme de circoncision. On y rappelle notamment que le risque de transmission du VIH à un homme diminue de 51-60 % lorsqu’il s’agit d’un homme circoncis.
L’introduction au Botswana des antirétroviraux en 2003 a permis de ralentir la progression de la pandémie. La circoncision des hommes de moins de 50 ans se fera en plus – et non à la place – des divers autres moyens de lutte antisida. Le Botswana espère constater, d’ici 2016, une chute spectaculaire de la prévalence du VIH/sida.
Philca / MensGo
(via Agence botswanaise de presse du 12 mars, Daily News du 6 mai, Le Monde du 7 mai et Daily Telegraph du 8 mai 2009)
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