L’homophobie fait des ravages dans l’Union européenne

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore d'évaluation)
Loading...

L’homophobie fait des ravages dans l’Union européenne

Carte de l'Europe à la craie

En bleu, les pays qui ne sont pas exempts de tout reproche… © EC / Alain Schroeder.

(Blogmensgo, 31 mars 2009) Après avoir consacré le premier volet de son rapport sur l’homophobie au cadre légal européen, l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne en livre, ce 31 mars 2009, un second volet dédié à la situation sociale. Les cas de discrimination sont à la fois fréquents, multiples et parfois même mortels, dans de nombreux pays comme dans de maints secteurs d’activité. Le rapport (texte PDF complet en anglais | synthèse PDF en français | communiqué PDF en français) estime que la situation est particulièrement préoccupante dans une majorité des pays de l’Est.

Le rapport s’intitule Homophobie et discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les États membres de l’UE – Partie n° 2 : La situation sociale.

L’homophobie à l’encontre des gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels se matérialise par des discriminations, moqueries, rebuffades, brimades et harcèlements qui débouchent parfois sur des agressions verbales et des violences physiques, voire sur la mort (crime ou suicide). Les cas de discrimination homophobe sont nettement sous-estimés, car les victimes n’osent pas toujours porter plainte et les services de police manquent de formation adéquate pour traiter de tels cas.

bandeau Non à l'homophobie !

Homophobie : comme son NON l'indique ! © Fra.europa.eu.

La discrimination se manifeste dès l’école et se poursuit souvent sur le lieu de travail, voire dans les services de santé et, comme on l’a vu ici dans un article du 26 mars 2009, jusque dans les services d’aide psychologique.

L’activisme ou le laisser-faire de certains États n’arrange pas les choses, indique le rapport, notamment lorsqu’il s’agit de laisser les ONG faire leur travail ou les Gay Prides circuler librement. Et le rapport de citer des pays comme la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie, où les freins à la liberté d’expression et de réunion sont très tenaces. En revanche, les autorités ont laissé des contre-manifestants livres d’exprimer leur violence en Bulgarie, Estonie, Hongrie, Italie, Lettonie, Pologne, République tchèque, Roumanie et Suède. Des personnalités y sont même publiquement allées de leur couplet homophobe dans une demi-douzaine de pays (Bulgarie, Chypre, Hongrie, Italie, République tchèque et Malte). On est alors bien loin des Gay Prides auxquelles des personnalités politiques de premier plan ont participé, en Autriche, en Espagne, en France, aux Pays-Bas (avec le maire d’Amsterdam et trois ministres !) et en Suède.

Le discours haineux de certains personnages publics ne contribue pas peu à laisser perdurer les opinions homophobes, les discriminations qu’elles engendrent et l’impunité qui s’ensuit.

L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne invite les dirigeants européens à supprimer toute mesure discriminatoire homophobe, tant dans leurs discours et dans leur comportement que dans l’arsenal réglementaire et législatif de leur propre pays. Les États membres de l’UE sont également priés d’inclure la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle parmi les éléments à combattre dans le cadre des dispositifs de respect de l’égalité de traitement des citoyens. Il serait par ailleurs judicieux, ne serait-ce que pour des nécessités statistiques, de mettre en place des dispositifs de plainte préservant l’anonymat des victimes (par Internet ou via des associations spécialisées).

Philca / MensGo
(via AFP du 31 mars 2009)

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *