Le gouvernement indien refuse la dépénalisation de l’homosexualité

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Le gouvernement indien refuse la dépénalisation de l’homosexualité

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L'Inde est-elle soluble danq le multicolore ? © Phnk, 2008.

(Blogmensgo, 29 septembre 2008) Le procureur général spécial P. P. Malhotra a demandé, le 29 septembre 2008, à la haute cour de justice de Delhi de ne pas tenir compte de la déclaration du ministre de la Santé, Anbumani Ramadoss, visant à dépénaliser l’homosexualité. Trois jours auparavant, le procureur général spécial se livrait à une violente diatribe antilégalisation.
(Résumé de l’affaire le 19 septembre, avis du ministre de la Santé le 19 août 2008.)

« Peu importe ce que dit le ministre » de la Santé, « c’est à la justice qu’il appartient de se prononcer », a déclaré aujourd’hui P. P. Malhotra. Dans sa plaidoirie du 26 septembre prononcée au nom du gouvernement fédéral, il affirmait que l’homosexualité est un « vice social » et que les gays et lesbiennes sont des « esprits pervers ». Une éventuelle dépénalisation, a-t-il ajouté, aurait pour effet de propager le sida et le VIH.

Commentaire : La diatribe du procureur général spécial a des allures de camouflet pour la communauté homosexuelle et de désaveu pour le ministre de la Santé.
Mais trois raisons m’incitent à voir les choses d’une manière plus optimiste. Primo, la haute cour a clairement rappelé au gouvernement que l’affaire dont elle est saisie vise à autoriser les relations sexuelles en privé entre adultes consentants de même sexe, et non pas à supprimer dans son intégralité la fameuse section n° 377 du cope pénal (qui traite, entre autres, de l’homosexualité). Secundo, le procureur général spécial a fermement rappelé, comme évoqué ci-dessus, que « c’est à la justice qu’il appartient de se prononcer ». À la justice et non au gouvernement, tout est dans la nuance. Tertio, on peut imaginer que la virulence de la plaidoirie du procureur permettrait au gouvernement de ne pas perdre la face au cas où la justice se prononcerait pour l’autorisation des relations homosexuelles entre individus consentants. L’avenir dira.

Philca / MensGo
(via Têtu du 29 septembre, The Times of India des 26 septembre et 29 septembre 2008)

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