Panne d’érection : elle cache quelque chose

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Panne d’érection : elle cache quelque chose

(Blogmensgo, blog gay du 20 avril 2006) La dysfonction érectile est aujourd'hui un sujet que l'on aborde plus facilement. Mais elle reste taboue et souvent passée sous silence. Pourtant, l'enjeu se situe bien au-delà de l'amélioration de la santé sexuelle, car chez un tiers des personnes atteintes de troubles de l'érection, ce symptôme est révélateur d'une autre maladie.




 

La dysfonction érectile, incapacité à obtenir et à maintenir une érection suffisante et durable pour permettre un rapport sexuel satisfaisant, est assez fréquente. Elle toucherait 32 % des hommes de 40 ans et plus, à des intensités variables, tandis que 42 % des hommes de plus de 35 ans auraient déjà eu des pannes d'érection.
Malgré une telle incidence et l'arrivée de nouveaux médicaments, la dysfonction érectile reste un sujet tabou que peu d'hommes osent évoquer avec leur médecin. Pourtant, cette affection est source de souffrances : diminution de la santé générale, sociale et mentale avec baisse d'estime de soi et du bien-être personnel.
La prise en charge est donc pleinement justifiée et se confirme même bien au-delà de l'amélioration de la santé sexuelle.

Dysfonction érectile : premier symptôme d’une maladie sous-jacente
En effet, la dysfonction érectile peut aussi être un signal d'alerte de maladies non encore déclarées. Selon une étude récente, chez un tiers des hommes souffrant de dysfonction érectile et ayant été pris en charge, ce symptôme a permis de découvrir et de soigner une autre maladie telle qu'une maladie cardiovasculaire, un diabète ou une dépression.

Dysfonction érectile et maladie cardiovasculaire
La relation entre dysfonction érectile et maladies cardiovasculaires s'explique facilement. L'artère caverneuse de la verge peut, comme les autres artères vasculaires, se scléroser et ce d'autant plus facilement qu'elle fait partie des artères les plus étroites. Ainsi, lors d'une hypertension, d'un excès de cholestérol, d'un diabète ou d'un tabagisme, c'est une des premières à s'obstruer. C'est ainsi que les hommes souffrant de dysfonction érectile présentent un risque d'hypertension artérielle plus élevé de 38 %. Globalement, ils sont 30% à présenter un risque cardiovasculaire modéré ou élevé.

Sachant que la dysfonction érectile est généralement présente depuis au moins 3 ans avant l'apparition d'une cardiopathie, il s'agit bien d'un des premiers symptômes cliniques d'une maladie vasculaire sous-jacente. La dépister a donc un intérêt majeur.

En pratique, toute personne présentant un trouble de l'érection devrait le signaler à son médecin afin de bénéficier d'une prise en charge spécifique, mais également d'un bilan de santé cardiovasculaire à la recherche d'une éventuelle autre maladie. Identifier cette dernière à cette occasion permettrait de la traiter plus précocement et d'éviter les complications.

MensGo/Stephane

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